lundi 17 août 2009

LE VOYAGE CONTINU

Samedi 15 Août,

Nous quittons Baiona, dans la brume, petite brise de nord ouest, mer plate, très vite nous rencontrons des dauphins.


La brume ne se lève pas et nous passons entre Le Portugal et les îles Berlingues que nous devinons.

La nuit arrive vite, les apéros se succèdent,

Heureusement qu'il y a quelqu'un de sérieux à la barre.

La deuxième nuit commence tranquillement, mais très vite le vent force, nous avons un nouveau problème d'hydraulique, la barre ne répond plus, Patrick tient le bateau uniquement sur les deux moteurs, à sec de toile nous avançons à plus de 6 noeuds, le vent monte encore, 45 noeuds dans les rafales il est temps de prendre une décision.
Pour la première fois depuis qu''il navigue, Luc envoie un Pan Pan Pan (en anglais folklorique selon Jacques) pour demander assistance, les secours s'organisent très vite, nous vivons des moments particuliers, nous attendons le bateau qui doit nous remorquer.



Patrick est au moteur dans le vent sous les embruns et les rafales de pluie , nos sauveurs arrivent ils ont du mal à nous trouver, Luc percute un feu de bengale, Jacques est à la radio, il nous l'annonce, c'est fait, nous sommes repérés.
Le canot est rapidement sur notre babord. Luc à déjà préparé un bout de remorquage, la manoeuvre, impressionnante, dans des creux de quatre mètres est exécutée de main de maitre par Jean qui a tenu à la réaliser lui même, (chapeau capitaine), il rentre dans le carré exténué mais c'est fait, nous sommes en remorque.

"Voila ce que nous voyons pendant le remorquage"
Devant nous le canot de sauvetage saute dans tout les sens , je pense au petit cheval blanc de Georges Brassens,"qu'il avait dont du courage dans le mauvais temps, tous derrière et lui devant", enfin des eaux plus calme, l'atmosphère à bord est au beau fixe, pas un instant de panique, nous rions même de notre aventure, une première pour l'équipage.
4 heure du matin, nous sommes à l'abri dans la marina de Cascais première formalité vite expédiée nous offrons quelques bouteilles de Bordeaux à nos anges gardiens.

Pas énorme mais efficace.
Nous nous couchons épuisés mais heureux d'être en sureté.

Lundi 17 Août,
Patrick par régler les détails inhérent à notre remorquage, la réparation doit être faite et vérifiée par les autorités portuaire, nous décidons de passer un nuit supplémentaire à Cascais.


Comme nous dit souvent Jean, dans son infinie sagesse
" Il n'y a pas de bon marin, il n'y a que de vieux marins.
"